DA SILVA Mallaury

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Mallaury DA SILVA

Doctorant

Statut :

Doctorant·e

Equipe :

Apprentissages, pratiques d’enseignement et d’éducation

Rattachement académique :

Université de Lorraine

Courriel :

mallaury.da-silva@univ-lorraine.fr

Titre de la thèse :
L'empathie des étudiant.e.s et des praticien.ne.s en chirurgie-dentaireenvers leurs patients : étude qualitative de son évolution
Direction interne :
Direction externe :
JAGER Stéphanie (Faculté d'Ontologie - Université de Lorraine)
Résumé :

Au cœur des recherches en éducation, les compétences psycho-sociales (CPS) sont désormais bien définies et se divisent en trois catégories : les compétences cognitives, les compétences émotionnelles et les compétences sociales (Santé Publique France, 2026). Parmi les compétences relationnelles (englobant les compétences émotionnelles et sociales), l’empathie trouve une place particulière, notamment au cours de la relation de soins où elle est parfois définie comme « la colonne vertébrale de la relation patient-médecin » (Derksen et al., 2013, p.e76). Se construisant au cours du développement psychologique et de l’enfance via les interactions entre l’enfant et son milieu, l’empathie est « la disposition à se mettre à la place d’autrui sans jamais s’y confondre » (Zanna et Jarry, 2019, p. 56). Zanna (2025) rappelle aussi que l’empathie est un partage plus ou moins intense mais toujours maitrisé, « comme si » l’on était cette personne afin de différencier l’empathie de l’identification ; l’empathie permet donc « de se représenter ce que ressent ou pense l’autre tout en le distinguant de ce que l’on ressent et pense soi-même » (Zanna, 2025, p. 20). Durant la relation de soins, l’empathie permet de réduire l’anxiété, la détresse des patients et permet d’améliorer l’acceptation des soins. En effet, elle permet d’améliorer la confiance, la tolérance à la douleur et l’acceptation des soins (Derksen et al., 2013 ; Thomas et Hazif Thomas, 2022). Ainsi, l’empathie permettrait d’éviter 80% des conflits entre un malade et un docteur, dus à une mauvaise communication (Han et al., 2025). Toutefois, Hojat et al. (2009) décrivent dans leur recherche un phénomène d’érosion de l’empathie des étudiants et étudiantes en médecine à partir de la troisième année d’études et ce jusqu’à la fin du cursus. Nous nous interrogeons donc sur la possibilité d’un constat similaire auprès des étudiants en odontologie en France. Bien que l’étude d’Hojat et al. (2009) constate un phénomène d’érosion de l’empathie au cours des études médicales dans ses recherches menées aux États-Unis, une autre étude portugaise contredit celle-ci en indiquant que l’empathie augmenterait au fur et à mesure de l’avancée des études médicales (Costa et al., 2013). Il s’agit donc d’un sujet n’ayant pas encore de consensus scientifique. Concernant les étudiants en dentaire, cette thématique est quasiment absente des recherches. Une méta-analyse de 2019 indique que seuls 7 articles fournissent des données et des preuves à ce sujet et aucun n’étudie une population européenne (Narang et al., 2019). De plus, la quasi-totalité des recherches utilise comme outil de recueil de données le Jefferson Scale of Physician Empathy (JSPE), un questionnaire utilisant uniquement des résultats déclaratifs. Notre projet de recherche propose, quant à lui, une étude faisant appel à des entretiens semi-dirigés afin de comprendre les phénomènes d’évolution de l’empathie. L’objectif de cette recherche est d’étudier comment évolue l’empathie au cours de la carrière en chirurgie-dentaire et quels sont les facteurs influençant cette évolution. Pour cela, nous interrogerons des étudiants en odontologie de deux promotions distinctes en choisissant des moments clé de leur cursus : l’entrée en 2e année qui correspond à leur arrivée en odontologie et la fin de leur 5e année d’études après 2 ans d’externat, durant l’année des examens validants. Notre hypothèse est qu’une érosion de l’empathie est observée entre la 2e année et la fin de la 5e année mais également que l’érosion de l’empathie est liée à l’anxiété durant les études. Le projet adoptera une méthodologie qualitative, avec des entretiens semi-directifs auprès des étudiants des différentes promotions et des praticiens. Nous prévoyons d’interroger 25 personnes par groupe ciblé, soit 50 personnes au total. Les analyses s’appuieront sur une analyse thématique de contenu du matériau qualitatif.

Financement :
Individuel