PROMONET-THERESE Aurore

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Aurore PROMONET

Membre permanent

Statut :

Professeur·e (CNU : 70)

Equipe :

Apprentissages, pratiques d’enseignement et d’éducation

Rattachement académique :

Université de Lorraine

Courriel :

aurore.promonet-therese@univ-lorraine.fr

Lieu de travail :

INSPÉ Maxéville

Identifiant Orcid :

0000-0002-0942-0074

CV :

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      Thèse de doctorat – 2015 – Du cahier de l’élève à l’activité enseignante en classe de français : étude de la trace écrite d’une séance de lecture du CM2 à la 6è

      RÉSUMÉ :

      La trace écrite d’une séance de lecture se définit ordinairement comme l’écrit consigné dans les cahiers d’élèves. Notre recherche porte sur ce que fait l’enseignant, ce qu’il cherche à faire et ce à quoi il renonce, en lien avec la trace écrite du travail de la classe, à la frontière entre l’école et le collège. À partir des notions de trace et d’écriture, nous définissons la trace écrite scolaire, à travers sa production, sa réception et ses fonctions.

      Notre cadre de référence, composite, sous-tend l’étude de l’activité professionnelle de l’enseignant. Nous étudions les pratiques en matière de trace écrite du point de vue du métier enseignant, du point de vue de l’écriture enseignante et du point de vue des pratiques enseignantes et de leur ancrage didactique. Nous recourons au concept intégrateur du dialogisme (Bakhtine, 1979) qui fonde trois champs scientifiques : l’analyse de l’activité professionnelle, l’analyse de l’écriture et l’analyse de l’activité didactique.

      Nous avons observé et filmé douze séances de lecture. Chaque film a fait l’objet d’un entretien d’autoconfrontation au cours duquel l’enseignant a documenté son activité. L’étude de genèse des écrits-traces produits en classe, appuyée par l’étude de leur élaboration avant et pendant la classe permet de conclure à l’existence d’un genre d’activité didactique trace écrite de lecture. Ce résultat est prometteur pour la prise en compte didactique de la trace écrite.


      Note de synthèse – 2024 – Le concept de trace, au cœur de l’enseignement, au service des apprentissages.

      Réflexions sur l’écriture, la coécriture et l’auctorialité en classe, en formation et en recherche

      RÉSUMÉ : Définir théoriquement la trace écrite scolaire se fait au prix d’un détour par une diversité de champs des sciences humaines et sociales dont les travaux se fondent sur la notion théorique de trace. L’approche multiréférentielle questionne des traces écrites scolaires qui valent script de la séance et des situations d’écriture (brouillon rédactionnel, écriture au tableau et annotation) autrement référées à la notion de trace. Dans tous ces cas de figure, définie par rapport à sa matérialité, son intentionnalité et sa temporalité, la trace devient l’outil potentiel d’une coécriture d’étayage.

      Cette étude explore les potentialités d’entretiens d’autoconfrontation d’acteurs de l’éducation et de la formation aux traces écrites de leur activité. Sélection et analyse de traces donnent accès au point de vue intrinsèque et à l’éthos des sujets interrogés, vers la compréhension documentée de l’activité en classe, en formation enseignante ou en recherche, en particulier dite collaborative. L’étude questionne la définition de cette recherche qui cherche son nom et s’interroge sur la place de celles et ceux qui y contribuent, de la classe au laboratoire, en passant par le pilotage institutionnel. Le recours aux concepts d’auctorialité et d’éthos conduit à l’idée d’auctorialité apprenante. La trace devient le paradigme d’une didactique à développer.